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Saint François d'Assise

La Terre Sainte

La rencontre du Sultan à Damiette

 

Comme quelques années auparavant, François rallie Ancône avec 11 compagnons. Armés de leur croix comme seule arme, dix frères sont débarqués à Saint-Jean-d’Acre pour soutenir la foi de la petite communauté catholique. François poursuit jusqu’à Damiette, en Egypte. L’armée divisée des Croisés y soutient un siège sans gloire depuis un an. Mais à l’arrivée de François d’Assise, un assaut final se décide. Il tente d’en dissuader le commandement car il craint un bain de sang. Mais il obtient en retour une fin de non recevoir.
Sa clairvoyance aurait pourtant due être écoutée : la bataille de Damiette est un carnage. Pourtant, en dépit du danger, François et frère Illuminé s’acheminent vers la ville tenue par les Musulmans en chantant des psaumes. Encerclés, faits prisonniers, les deux religieux sont conduits auprès du Sultan.
Melek-el-Kamel écoute François. Intrigué par son humilité et sa sérénité, il décide de le garder au palais pour écouter le récit de l’Évangile. Au terme de longues conversations qui ébranlent la foi du Sultan en l’Islam, ce dernier décide de libérer ses prisonniers.

Leur retour au camp s’accompagne d’une mauvaise nouvelle : les Croisés ont décidé un nouvel assaut. Le religieux s’interpose à nouveau sans obtenir de meilleur résultat que précédemment ; la bataille a lieu. La ville de Damiette tombe aux mains des Chrétiens. Mais au prix de terribles combats.
Considérant sa mission échouée, François rentre en Italie en 1220. Il avait prêché une autre voie aux belligérants, une voie radieuse de rapprochement par l’Évangélisation des Musulmans et leur adhésion à la seule vraie Foi. Il avait défendu la mansuétude, le pardon et l’amour du prochain. Mais il n’a pas été entendu : les Croisés exigeaient le prix du sang.

Ce n’est pourtant pas la seule déconvenue à laquelle François se confronte ; il apprend que sa communauté est déchirée. Elle dit avoir soif d’érudition et de livres quand lui-même prône la simplicité évangélique. Certains frères ont aussi oublié leur vœu de pauvreté pour mener une vie confortable.
Le 29 septembre 1220, lors du troisième Chapitre de la communauté, il choisit de renoncer à sa qualité de supérieur de l’Ordre.
Consécutivement, il fonde le Tiers-Ordre des Pénitents réservé aux laïcs, dont les principales règles sont : restituer tout bien injustement acquis, conclure une paix sincère avec ses ennemis, observer les commandements de Dieu, les préceptes de l’Eglise et ceux de la « Règle » établie par frère François. Les femmes mariées y sont admises avec le consentement de leur époux.
Nommés Tertiaires, ils doivent se vêtir sans faste, réciter chaque jour l’office de la Vierge et jeûner chaque vendredi, tout en s’interdisant le port d’une arme.

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